respiration-poumonsSaviez-vous que nous inspirons chaque jour dans nos poumons environ 12 m3 d’air, soit l’équivalent de 60 baignoires de 200 litres ? Or nous passons plus de 80% de notre temps dans des bâtiments fermés. 30% des personnes nées après 1980 dans les pays industrialisés sont cliniquement allergiques, soit 2 fois plus qu’il y a 20 ans…

 

La qualité de l’air dans nos logements et sur notre lieu de travail est donc très importante, mais laisse largement à désirer… Du fait du confinement des locaux lié à une meilleure étanchéité à l’air, des contraintes énergétiques qui limite le renouvellement d’air et des dysfonctionnements fréquents des systèmes de ventilation, l’air intérieur est très souvent beaucoup plus pollué que l’air extérieur, y compris en ville. Je vous recommande la visite du site de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur.

 

Les sources de pollutions sont multiples et sont représentées sur le schéma ci-dessous :

Source guide « Construire Sain »

Les polluants de l’air intérieur sont de nature :

  • physique (particules d’amiante ou de laine de verre, nanoparticules, particules fines type PM10 ou PM2,5, radon, …);
  • chimique (composés organiques volatiles, monoxyde de carbone, pesticides, …);
  • ou encore biologique (micro-organismes type spores de moisissures, légionelles, … ou allergènes).

 

 

Le dioxyde de carbone (CO2) est un bon indicateur du confinement d’un local, lié à un renouvellement d’air insuffisant de ce local. Des études ont notamment mis en évidence une baisse de la concentration et des performances scolaires, ainsi que la survenue de maux de tête dans des ambiances confinées, dans lesquelles la concentration en CO2, ainsi que celle de polluants présents dans les locaux, se trouve augmentée par rapport à des locaux normalement aérés.

Au regard de la définition donnée par l’OMS, l’humidité dans l’environnement intérieur est également considérée comme un polluant. La présence d’humidité dans un bâtiment peut provenir de différentes sources : l’air extérieur, les infiltrations d’eau par les parois, et surtout les activités humaines (cuisson, toilette, séchage du linge, etc.). Les actions de l’humidité sur l’homme peuvent être directes ou indirectes. Une humidité importante, supérieure à 60 %, va favoriser le développement des moisissures et autre flore fongique à l’origine d’allergies ou de problèmes respiratoires (asthme, irritations nasales, maux de gorge, …) . A l’opposé, une humidité inférieure à 30 % devient très inconfortable car elle provoque un dessèchement des muqueuses et rend, par exemple, difficile le port des lentilles. On rencontre les ambiances avec un taux d’humidité relative élevée dans des logements ou bureaux insuffisamment ventilés. A l’inverse, les ambiances « trop sèches » apparaissent dans des logements où la ventilation est mal dimensionnée ou calibrée (en général sur des installations de type double flux sans échangeur enthalpique).

Apparition-moisissures-logementEn raison de la très forte proportion de bâtiments isolés par l’intérieur en France, les ponts thermiques (points faibles de l’isolation et lieux propices à la condensation de l’air humide) sont nombreux. On constate donc très souvent des problèmes d’apparition de moisissures dans les logements insuffisamment ventilés (ces organismes ont besoin d’eau et de « nourriture », en l’occurrence la cellulose recouvrant les plaques de plaque).

 

Quels sont les remèdes pour améliorer la qualité de l’air intérieur ?

  1. Dans 9 cas sur 10, la mauvaise Qualité de l’Air Intérieur (QAI) est due à un taux de renouvellement d’air insuffisant. Les logements anciens dont les ouvrants ont été remplacés par des fenêtres étanches sans installer une ventilation mécanique sont catastrophiques sont le plan de la QAI.
  2. Afin de filtrer la pollution en provenance de l’extérieur, la Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) double flux est préconisée. Grâce à un filtre fin en entrée de l’échangeur (un filtre de type F7 stoppe 85 à 95% des particules de 1 μm), la qualité de l’air intérieur s’améliore nettement. Attention toutefois à bien dimensionner la VMC double flux pour ne pas trop assécher l’air en hiver.
  3. Les matériaux de revêtement de sol ainsi que les peintures doivent être choisis avant soin en fonction de leur émission de COV. Une fois les travaux terminés ou un nouveau meuble fraîchement monté, la pièce concernée doit être ventilée généreusement durant plusieurs jours. N’installez jamais un enfant (qui plus est un nouveau né) dans une chambre neuve…
  4. Outre l’ouverture périodique des fenêtres (plus difficile l’hiver, qui est pourtant la période la plus sujette aux développements de moisissures), le système de ventilation du logement est la meilleure défense pour évacuer les polluants intérieurs, dont l’humidité. Cependant, sa conception et son installation sont souvent confiées à des personnes ne maîtrisant pas les règles de l’art (DTU 68.3 ou Avis Techniques), d’où des fréquents dysfonctionnements de VMC (entrées d’air mal positionnées ou ne débouchant sur l’extérieur, gaines écrasées ou non isolées, mauvais choix des bouches d’extraction, absence d’ouverture de transfert…), même dans des bâtiments neufs. Pour votre santé et celle de votre famille, il est donc conseillé de faire contrôler votre système de ventilation par un professionnel indépendant.

Quelques exemples (parmi d’autres) de ce qu’il ne faut pas voir :

 

 

 

 

 

 

 

Un entretien tous les 6 mois des entrées d’air, des bouches d’extraction et éventuellement des filtres sur une VMC double flux est fortement recommandé.

Si vous souhaitez plus de renseignements sur nos prestations d’assistance à la conception et d’inspection des installations de ventilation existantes, n’hésitez pas à nous contacter.

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