La Qualité de l’Air Intérieur (QAI) est fortement liée au bon dimensionnement et fonctionnement de votre système de ventilation mécanique. Obligatoire en France dans les constructions neuves depuis 1982, il permet de renouveler l’air intérieur chargé en polluants (COV, CO2, vapeur d’eau, …), et ce quelque soit les conditions météorologiques extérieures. Avec des bâtiments intrinsèquement étanches (RT2012 oblige), le système de ventilation a une importante primordiale pour garantir une bonne qualité de l’air intérieur.

Il existe 2 grands types de Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) :

  • les systèmes simple flux, qui équipent encore 95% des constructions neuves. L’air « neuf » rentre par des entrées d’air dans les pièces dites sèches (salon, chambres, bureau) et transite par des ouvertures de transfert vers les pièces humides (cuisine, salle de bains, WC), d’où il est aspiré par des bouches d’extraction reliées à des conduits jusqu’au groupe de motorisation et rejeté vers l’extérieur.
Principe d’une VMC simple flux

Les bouches d’extraction, ainsi que les entrées d’air, peuvent être de type autoréglables (débit constant) ou hygroréglables (modulés en fonction du taux d’humidité de la pièce). Ce système est plus simple d’installation et moins cher que les systèmes double flux.

  • les systèmes double flux, qui équipent systématiquement les bâtiments passifs. Dans ce cas, la prise d’air « neuf » est centralisée et transite via un échangeur de chaleur pour être réchauffé par l’air vicié. Un filtre (de type F7) permet d’améliorer la qualité de l’air entrant. L’air arrive dans les pièces sèches à une température « confortable », et non à la température extérieure. Les gains en confort, en qualité de l’air et en économie d’énergie sont donc sensibles par rapport aux systèmes simple flux.
Principe d’une VMC double flux

Voilà pour la partie théorie. En pratique, la conception et l’installation d’un système de ventilation demande rigueur et méthode (cf. DTU 68.3 et les avis techniques des matériels) : choix et installation des conduits, dimensionnement de l’installation bouche par bouche, sélection du groupe de motorisation, placement des ouvertures de transfert, … Vous l’aurez compris, l’improvisation n’a guère sa place. Or, en France, la profession de « ventiliste » commence à peine à émerger. 99 installations sur 100 sont réalisées par des entreprises de chauffage ou d’électricité. Sans leur jeter la pierre, le dimensionnement aéraulique et ses contraintes n’a pas grand chose à voir avec des canalisations d’eau chaude ou des câbles électriques…

C’est pourquoi il est fortement recommandé de concevoir et de faire réceptionner une installation de ventilation neuve par un expert indépendant. La qualité de l’air et votre santé en dépendent directement.

L’inspection d’une installation de ventilation (conforme aux protocoles Promevent ou Diagvent de l’Ademe) neuve ou existante consiste à vérifier :

  • les entrées d’air une à une (type et caractéristiques, ou encore si la mortaise est de taille suffisante et débouche bien sur l’extérieur),
  • le respect des ouvertures de transit (détalonnage des portes),
  • le bon fonctionnement des bouches d’extraction (type, emplacement,  caractéristiques, mesures de dépression ou de débit de toutes les bouches),
  • l’isolation des gaines dans les volumes non chauffés et l’étanchéité du réseau de ventilation,
  • l’équilibrage du réseau dans le cas d’une VMC double flux,
  • la prise d’air neuf et de rejet de l’air vicié

Avec une forte proportion de bâtiments isolés par l’intérieur en France, les ponts thermiques sont très fréquents. Or ce sont des endroits propices au développement des moisissures néfastes à la qualité de l’air intérieur. Ci-joint un exemple de rapport d’inspection de ventilation dans ce type de logements.

Si vous souhaitez plus de renseignements sur nos prestations de conception et d’inspection des systèmes de ventilation, n’hésitez pas à nous contacter.

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